Mon printemps

On

Aujourd’hui le printemps, demain l’été et que furent les jours d’avant?
Beaucoup d’heures, de minutes, de secondes s’écoulent
sans qu’on puisse savoir où elles s’envolent….
Elles volent ici et là, laissant dans leurs sillages des joies, des peines,
des amours disparus, de l’amitié naissante.
Elles laissent dans leurs sillages des moments tant appréciés, des instants d’une douceur extrême, des circonstances dures de douleurs, des moments privilégiés de souvenirs inscrits au plus profond de notre cœur, des moments inscrits au plus profond de notre âme qui ont vécu des printemps, des hivers.
Nous rappelant de confortables soirées entre amis, entre amoureux, entre parents, des soirées où le bonheur regardait par la fenêtre
 et souriait de voir des gens si heureux.
Des soirées où c’était des pleurs qui centraient la veillée.
Et où le bonheur, regardant par la fenêtre très doucement, détournait les yeux et s’en voulait que dans cette soirée il n’ait pas réussit à faire son travail…
Mais la vie qui passait par là lui dit un jour :
« -Tu sais bonheur, si les gens ne connaissaient pas quelques fois les pleurs,
 la souffrance, ils deviendraient tellement habitués à toi
que même quand tu serais là, ils ne te verraient même plus.
Tu sais bonheur, les gens doivent apprendre à te gagner, à te savourer
et parfois quand tu n’es pas là pour une saison, à la prochaine ils te recherchent et font des efforts pour te retrouver.
Tu sais bonheur, ton travail est d’aider les gens à trouver un sens à leur vie,
si tu le fais à leur place, ils ne verraient rien.
Parfois les gens cherchent les choses hors de leurs cœurs.
C’est drôle…  tu sais ce que les gens croient?
C’est que tu habites très loin, sur une île déserte.
Ils voyagent, ils te recherchent.
 Il y en a qui croient que tu habites chez le voisin.
Tu sais bonheur, il y en a même qui pensent que tu fais partie d’une secte
ou d’une religion.
Il y en a qui pensent que tu es blanc, d’autres, que tu es noir,
et même certaines personnes pensent que tu es un extra–terrestre
qui vient d’une autre planète.
Mais tu sais bonheur, moi je sais où tu habites, lui dit la vie.
Tu es au cœur de chaque personne.
Mais ils y ont mis tellement de portes, tellement d’épaisseur de souffrances, quelques uns l’ont même enfoui de peur de se le faire voler.
Dans une vie très très ancienne, tu habitais,
tu brillais sur la peau de chacun des habitants.
Dans une vie très très ancienne, tu savais où les secondes passaient, et les précieuses minutes car elles t’étaient destinées, à te polir, à te faire briller.
Aujourd’hui les gens se préoccupent de faire briller l’étain de leurs sous,
de faire étinceler la carrosserie de leurs voitures,
de faire briller les vitres de leurs maisons.
Si c’était seulement la vitre de leurs cœurs qu’ils faisaient rayonner,
ils te trouveraient…
Et tu sais quoi bonheur?
Si les gens voyaient avec les vitres de leurs cœurs propres…
Ils y verraient un printemps à toutes les saisons.
Car la pluie du printemps nettoie toutes les traces des saisons d’avant.
Le printemps est le temps où les fleurs ressortent
après avoir dormi tout l’hiver.
Le printemps est un miracle de la vie.
Je m’émerveille à chaque printemps de revoir les feuilles s’épanouir,
De retrouver les fleurs que j’avais quitté à l’automne.
-Ah c’est vrai, lui répondit le bonheur.
Si les gens pouvaient seulement me voir dans chaque bourgeon où je vis,
dans chaque fleur que je respire… »
Et c’est mon souhait pour chacun de vous mes amis,
que le printemps vous apporte l’éclosion de votre propre bonheur intérieur.


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