Une fleur le Vent

On

Dans un magnifique jardin vivait une très belle orchidée.
Elle y résidait avec ses sœurs et frères.
Elle n’était pas la plus belle d’entre elles,
mais elle avait une telle grâce quand elle bougeait
Qu’on ne pouvait que détourner le regard pour l’admirer.
Un jour le vent qui passait par là, tomba amoureux de cette
belle orchidée aux milles grâces.
« -Que tu es magnifique ma belle fleur, lui disait le vent,
tout en caressant ses feuilles et ses pétales.
-Mais je ne suis pas la plus belle, répondit l’orchidée.
Regarde ma sœur elle est beaucoup plus belle que moi!
-Ce n’est pas ta beauté qui te rend si attirante, lui répondit le vent.
-Ah non? lui dit l’orchidée.
-Non, lui répondit le vent,
c’est ta grâce que je vois onduler au gré de mes caresses.
C’est l’essence que tu dégages qui provient de ton être.
Contrairement à tes sœurs qui savent qu’elles sont belles
et qui ne font même plus l’effort d’onduler quand je passe près d’elles.
Toi chaque fois que je t’effleure, tu dégages ton parfum,
que tu partages avec moi.
Tu partages ta beauté intérieure,
 que tu oses exhiber aux yeux du monde entier.
-Tu sais que je suis amoureux de toi petite orchidée.
-Mais c’est impossible que tu sois amoureux de moi.
-Je sais que ça semble impossible mais si tu me laisses juste le droit de venir  chaque soir t’effleurer de mon souffle, cela comblera mon cœur.
«Je fais la promesse que si tes pétales tombent un jour, nous partirons ensemble. »
Chaque soir le vent venait caresser sa belle orchidée.
Et chaque soir l’orchidée se sentait la plus belle fleur du jardin.
Son ami le vent lui avait dit et elle savait qu’il visitait bien des jardins.
L’été tirait à sa fin et l’orchidée était nostalgique.
Un soir, le vent passa par là et sentant son amie bien triste,
lui demanda ce qui n’allait pas.
« -Je sens que je vais mourir bientôt, dit l’orchidée.
-Ne sois pas triste, lui dit le vent.
Quand tu seras prête, je viendrai te chercher et ensemble nous parcourrons le monde, je te porterai dans mes bras
et nous filerons à travers mer, champs et forêts.
Je pourrai enfin te porter dans mes bras. »
À ce moment là, l’orchidée se laissa aller.
Notre ami le vent la prit avec une extrême douceur.
Tous les deux sentirent leurs vies se réunir pour un très long voyage.
Elle se sentait si légère, notre petite fleur, elle sentait la vie revenir en elle,
  sentant le tourbillon du vent sous elle,
c’est alors qu’elle se sentit la plus belle.
Ce mot reprenait une toute autre dimension.
Elle se sentait enivrée de bonheur et supportée par son ami le vent.
Elle se sentait la plus magnifique des fleurs.


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